Visite guidée de la Capitale Autrichienne
12 novembre 1999
Aujourd'hui, le centre de la ville se trouve à l'emplacement même de l'ancien camp militaire romain de Vindobona. Au cours des migrations du Ve siècle, Vindobona fut détruite. Les germains et les Slaves ainsi que des peuplades venues des steppes asiatiques, comme les Huns et les Avares s'installèrent sur les lieux. Les victoires de l'empereur Charlemagne sur les Avares furent le point de départ de la colonisation par les Francs et les Bavarois, poursuivie, après l'invasion des Hongrois, par les Babenberg qui venaient probablement de Bamberg en Bavière vers 976. En 996, la marche des Babenberg est déjà désignée du nom d'"Ostarrichi", qui donna le terme allemand "Osterreich" (pays de l'est). Sous Henri II Jasomirgott, la marche dont les frontières s'étendaient de plus en plus vers l'Est, fut élevée au rang de duché (1156). C'est vers la même époque que le duc transféra sa capitale à Vienne, endroit où le Danube, au sortir des Alpes, s'engage dans la grande plaine de Pannonie. Les croisés, qui suivaient presque toujours la vallée du Danube, contribuèrent à l'essor économique de Vienne, qui reçut droit de cité en 1221. Le dernier des Babenberg mourut dans une bataille contre les Hongrois en 1246. Le roi de Bohème, Ottokar II, tenta de s'emparer de son héritage, mais dut s'incliner en 1276-78 devant le roi allemand nouvellement élu, Rodolphe de Habsbourg (en fait "Habichtsburg" près de Zurich). Le roi Rodolphe investit ses deux fils du titre ducal fraîchement remporté, et établit ainsi le règne des Habsbourg qui devait durer jusqu'en 1918.
Il fit construire, en grande partie à l'aide de fonds prélevés sur l'impôt sur le vin, la cathédrale St-Etienne où repose le premier empereur de la dynastie des Habsbourg, Frédéric III (mort en 1493) celui qui fit de l'aigle bicéphale le symbole du Saint Empire Romain Germanique.
"Que d'autres fassent la guerre, toi, heureuse Autriche, marie-toi !" L'habile politique d'alliance par le mariage de son fils, Maximilien 1er qui épousa Marie de Bourgogne, fut à la base de l'immense empire de son petit-fils Charles Quint, sur lequel "le soleil ne se couchait jamais".
C'est pour son célèbre adversaire François 1er de France, que Benvenuto Cellini (1500-1571) réalisa la fameuse salière.
Unique chef-d'œuvre en métal précieux encore existant exécuté pour le roi de France François 1er (1515-1547). Cette salière rappelle la mythologie antique, la déesse de la terre, Tellus, y symbolise le poivre, alors coûteuse épice, et le dieu de la mer, Neptune, le sel.
Unique chef-d'œuvre en métal précieux encore existant exécuté pour le roi de France François 1er (1515-1547). Cette salière rappelle la mythologie antique, la déesse de la terre, Tellus, y symbolise le poivre, alors coûteuse épice, et le dieu de la mer, Neptune, le sel.
La cour de France en fit présent à l'archiduc Ferdinand II de Tyrol, collectionneur d'objets d'art averti, pour le remercier d'avoir représenté le roi de France Charles IX lors de son mariage (par procuration, pratique courante à l'époque) avec sa nièce l'archiduchesse Élisabeth d'Autriche.
La salière fut transférée à Vienne où elle est exposée de nos jours au musée d'Histoire de Art.
Le frère de Charles Quint, Ferdinand 1er, hérita en 1521 de la moitié orientale de l'empire et fixa la résidence impériale à Vienne, qu'il transforma en ville forte pour la défendre contre les invasions par les Turcs.
A l'exception de Rodolphe II, qui résida à Prague (1576-1612), tous les Habsbourg fixèrent leur résidence à Vienne.
A deux reprises en 1529 et en 1683, les Turcs assiégèrent vainement la ville.
La défaite des forces ottomanes en 1683, fut le point de départ d'une série de campagnes offensives victorieuses de l'empereur dans les Balkans.
Le triomphe remporté sur les Turcs, la Contre-Réforme victorieuse et l'explosion de joie du peuple enfin délivré de l'horrible épidémie de la peste s'exprimèrent dans l'architecture baroque dont on dit qu'elle cherche à "transporter le ciel sur la terre". Cette époque marqua profondément la ville de Vienne.
La salière fut transférée à Vienne où elle est exposée de nos jours au musée d'Histoire de Art.
Le frère de Charles Quint, Ferdinand 1er, hérita en 1521 de la moitié orientale de l'empire et fixa la résidence impériale à Vienne, qu'il transforma en ville forte pour la défendre contre les invasions par les Turcs.
A l'exception de Rodolphe II, qui résida à Prague (1576-1612), tous les Habsbourg fixèrent leur résidence à Vienne.
A deux reprises en 1529 et en 1683, les Turcs assiégèrent vainement la ville.
La défaite des forces ottomanes en 1683, fut le point de départ d'une série de campagnes offensives victorieuses de l'empereur dans les Balkans.
Le triomphe remporté sur les Turcs, la Contre-Réforme victorieuse et l'explosion de joie du peuple enfin délivré de l'horrible épidémie de la peste s'exprimèrent dans l'architecture baroque dont on dit qu'elle cherche à "transporter le ciel sur la terre". Cette époque marqua profondément la ville de Vienne.
Le Chateau de Schönbrunn
Il est 11h00 et nous nous approchons du château de Schönbrunn qui devait dépasser en faste celui de Versailles, résidence du Roi-Soleil. Sa construction fut entreprise à la fin du XVIIème siècle.
Le Palais de Schönbrunn – La cour d'honneur :
le bâtiment principal où résidèrent l'Impératrice Marie-Thérèse, les Empereurs François-Joseph et Charles 1er, dernier empereur d'Autriche.
le bâtiment principal où résidèrent l'Impératrice Marie-Thérèse, les Empereurs François-Joseph et Charles 1er, dernier empereur d'Autriche.
Après la mort de Charles VI qui n'avait pas d'héritier mâle, son empire faillit être partagé entre les grandes puissances européennes, mais la volonté et l'énergie de sa fille Marie-Thérèse fit échec à ces tentatives.
Elle surmonta tous les obstacles qui lui barraient la voie et fit de Vienne une puissante capitale où elle centralisa l'administration de l'empire.
Son charme maternel (elle avait seize enfants dont Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI Roi de France) la rendait populaire, et ses réformes dans les domaines de l'éducation ou de la justice, par exemple, firent d'elle l'une des personnalités les plus marquantes de l'histoire autrichienne.
Elle surmonta tous les obstacles qui lui barraient la voie et fit de Vienne une puissante capitale où elle centralisa l'administration de l'empire.
Son charme maternel (elle avait seize enfants dont Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI Roi de France) la rendait populaire, et ses réformes dans les domaines de l'éducation ou de la justice, par exemple, firent d'elle l'une des personnalités les plus marquantes de l'histoire autrichienne.
Construit en 1692-1780. Résidence d'été de l'impératrice Marie-Thérèse, sa famille (en haut à droite) et d'autres souverains de la Famille Habsbourg. De bas en haut : cour d'honneur (à droite, théâtre et Musée des Carosses).
Bâtiment principal (appartements impériaux). Parc (1,76 Km2). Fontaine de Neptune (à droite, le zoo). La Gloriette.
Bâtiment principal (appartements impériaux). Parc (1,76 Km2). Fontaine de Neptune (à droite, le zoo). La Gloriette.
De l'union de l'impératrice Marie-Thérèse avec François-Etienne de Lorraine
naquirent 5 fils et 11 filles dont Marie-Antoinette future Reine de France.
(sa somptueuse décoration aurait coûté 1 million de florins) revêtue de bois de rose des Caraïbes. Dans les médaillons, miniatures indiennes datant du 17e siècle, représentant des scènes du règne mogole. Les deux miroirs face à face donent l'illusion d'une galerie sans fin. Buste de Marie-Antoinette. Cette salle était utilisée par Marie-Thérèse comme salle d'audience ou salon privé.
L'aménagement très bourgeois correspondait à la façon de vivre simple et militaire du monarque qui décéda ici en 1916
Cette pièce fut la chambre à coucher de Marie-Thérèse et plus tard de Napoléon 1er.
Le duc de Reichstadt, fils de Napoléon, mourut ici en 1832
La résidence d'été du Belvédère, L'Opéra National, Le Ring
Après le Château de Schonbrunn, la résidence d'été du Belvédère : ce bâtiment somptueux prouve bien que l'Empereur Charles VI s'y connaissait en matière d'art. La duchesse d'Angoulême, fille de Marie-Antoinette y vécut après lui.
Au centre de ce monument symétrique se distingue le blason du Prince Eugène flanqué de deux lions (le prince Eugène était un chef militaire génial et grand collectionneur d'œuvres d'art).
La ligne des toits verts de cuivre oxydé rappelle les tentes des campagnes militaires et les victoires du Prince dans les Balkans, en Italie, en Flandres et en Bavière.
L'effet architectural est renforcé, par temps calme, par le reflet du palais dans les eaux de l'étang.
Au centre de ce monument symétrique se distingue le blason du Prince Eugène flanqué de deux lions (le prince Eugène était un chef militaire génial et grand collectionneur d'œuvres d'art).
La ligne des toits verts de cuivre oxydé rappelle les tentes des campagnes militaires et les victoires du Prince dans les Balkans, en Italie, en Flandres et en Bavière.
L'effet architectural est renforcé, par temps calme, par le reflet du palais dans les eaux de l'étang.
Maintenant l'Opéra National : Il fut le premier monument construit sur le Ring en 1868.
Ce bâtiment est le temple de l'Opéra : Gustav Mahler, Richard Strauss, Karajan le dirigèrent et il présente une œuvre différente chaque soir de début septembre à fin juin.
Ce bâtiment est le temple de l'Opéra : Gustav Mahler, Richard Strauss, Karajan le dirigèrent et il présente une œuvre différente chaque soir de début septembre à fin juin.
Nous pouvons l'admirer depuis le Ring :
Jusqu'en 1857, la vieille ville était entourée de fortifications. L'empereur François Joseph se laissa alors persuader de les faire raser pour faire place à un boulevard, la Ringstrasse (abrégée par la suite en Ring), sur le modèle parisien contemporain prôné par le baron Haussmann.
Jusqu'en 1857, la vieille ville était entourée de fortifications. L'empereur François Joseph se laissa alors persuader de les faire raser pour faire place à un boulevard, la Ringstrasse (abrégée par la suite en Ring), sur le modèle parisien contemporain prôné par le baron Haussmann.
Le nouveau Palais Impérial, le musée de l'Histoire de l'Art
Le Parlement, La fontaine de Pallas Athéna, Le Théâtre National
"à l'intérieur on y fait de la politique après avoir laissé l'intelligence à l'extérieur"… ce que se plaisent à dire les Viennois.
La fontaine de Pallas Athéna, portant la statue de 4 m de haut qui symbolise la sagesse politique et porte dans sa main tendue "Niké", la déesse de la victoire.
L'Hôtel de Ville (Rathaus), L'Eglise Votive, L'Université
Surmontant la tour de 98 m, une statue de 3,5m – le porte-étendard – symbolise le courage civique face au danger.
On peut en voir la copie sur la place de l'Hôtel de ville (carré à droite).
A gauche, les armes de Vienne qui ont probablement pour origine – comme celles de Suisse et de Savoie – la bannière du Saint Empire romain germanique.
Construction de style néogotique réalisée de 1854 à 1879.
Erigée en souvenir d'un attentat man-qué contre l'empereur François-Joseph.
Bâtiment pricipal. Fondée en 1365, ce fut la seconde université du Saint Empire Romain Germanique (la première, à Prague en 1347). Environ 80.000 étudiants y sont inscrits.
Maintenant nous longeons le Parc de la Ville qui fut dessiné en 1862.
La visite guidée se termine, nous avons fait le tour du Ring, le bus nous dépose devant l'Opéra.